Marlene Dietrich, New York, 1948

Marlene Dietrich, New York, 1948

The Irving Penn Foundation

Irving Penn, ses plus belles photographies exposées au Grand Palais


Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018, en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, le Grand Palais célèbre le centenaire de l'un des plus grands photographes du XXème siècle : Irving Penn. L'occasion de (re)découvrir les portraits légendaires, les clichés mode et les natures mortes de l'artiste américain.

Un parcours chronologique et thématique

Cette large rétrospective, la première en France depuis la mort d'Irving Penn, retrace 70 ans de carrière à travers 240 clichés. Ces derniers s'articulent autour de trois axes majeurs : les débuts du photographe jusque dans les années 30, son travail autour de la mode, puis les natures mortes réalisées de 1990 à l'an 2000. Une vision complète de son univers, fait de nus, de scènes de rues, de beauté, de guerre et de cigarettes. Autant d'images empreintes d'une élégante simplicité, d'un goût certain pour le minimalisme et d'une rigueur remarquable.

La collaboration avec Vogue US

Dès 1943, Irving Penn gagne en notoriété grâce à ses nombreuses productions pour le célèbre magazine. Portraits d'artistes, d'écrivains, de couturiers et autres personnalités du monde de la culture se succèdent au fil des numéros : Salvador Dali, Alfred Hitchcock, Igor Stravinsky, etc.

Très sollicité à partir des années 50, l'artiste continue à réaliser des portraits et à développer sa technique, à la recherche d'une certaine profondeur. Selon lui, un portrait réussi doit " faire immerger ce que le sujet voudrait cacher. " Picasso, Jean Cocteau, Marlene Dietrich ou encore Colette prennent la pose dans son studio.

Le talent de ce dernier s'étend aussi à la photographie de mode. Envoyé à Paris par Vogue, Irving Penn se révèle un maître en la matière. Son modèle de prédilection, n'est autre que son épouse et muse Lisa Fonssagrives-Penn, posant dans des créations haute-couture.

Fidèles l'un à l'autre, Irving Penn et Vogue, ont vécu une collaboration mythique de 50 ans et réalisé 160 couvertures ensemble.

Les voyages et natures mortes

Plus tard dans sa carrière, entre 1967 et 1971, le photographe multiplie les voyages. C'est plus précisément au Maroc et à Dahomey en Nouvelle-Guinée, qu'il immortalise des portraits ethnographiques à l'aide d'un studio itinérant aménagé dans une tente. Beaucoup se demandent alors, pourquoi les sujets ne sont pas pris dans leur milieu naturel. Irving Penn répond : " ... j'ai préféré une tâche plus limitée : m'occuper seulement de la personne, loin des incidents de sa vie quotidienne, portant simplement ses vêtements et ornements, isolée dans mon studio. "

L'année suivante, en 1972, Irving Penn change de registre et montre un intérêt pour l'éphémère et le processus de désintégration, qu'il illustre dans sa série des mégots de cigarettes. Étonnante à première vue, cette dernière est porteuse de sens pour le photographe : " Une cigarette écrasée indique le caractère. Elle révèle la nervosité. Son choix en dit long sur le goût d'une personne. "


Irving Penn
Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018
Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

www.grandpalais.fr

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