Evolution de la crème solaire
Evolution de la crème solaire Getty Images, George Marks

Histoire de la protection solaire, de 1930 à nos jours


Dans les années 30, l'heure est aux premiers congés payés. Le teint hâlé est un must, signe de vacances au bord de l'eau et d'aisance, même s'il s'obtient en toute insouciance. Il faut attendre 1935 pour éveiller les mentalités face aux dangers du soleil et voir apparaître le premier soin protecteur. Retour sur l'évolution de la crème solaire, de 1930 à nos jours.

Dès 1930, les prémices de la protection solaire

Le premier soin solaire voit le jour en 1935. Las d'attraper des coups de soleil lors de ses escapades en voile, le chimiste et fondateur du groupe L'Oréal, Eugène Schueller, s'attelle à la création d'une huile protectrice. Baptisée " Ambre solaire ", elle sera d'abord vendue en Côte d'Azur, puis dans toute la France l'année suivante, à l'occasion des premiers congés payés.

Les citadins s'évadent alors vers les stations balnéaires, proches des côtes bretonnes et normandes pour la plupart. Baignade, volley-ball et farniente rythment les journées des vacanciers. D'où l'importance d'appliquer sa protection, pour " bronzer sans brûler ", selon le slogan de l'époque.

L'écho retentit dans la presse féminine qui vante aussitôt les mérites du bronzage. En 1937, le magazine Marie-Claire titre : " Brunir vite ". De la même façon, en 1945, " Elle ", met en avant les produits solaires et les recettes pour prolonger le bronzage : " Votre teint de vacances s'en va... Retenez-le. " Après la Seconde Guerre Mondiale, le phénomène s'amplifie et le bronzage entre dans les moeurs.

Fin des années 50 : prise de conscience

Jusque-là, les produits solaires protégeaient des brûlures, mais pas des rayons UVA/ UVB. Si le premier écran haute protection est conçu en 1957, ce n'est qu'en 1962 que l'indice de protection solaire est créé. Ce système, mis au point par le chimiste Franz Greiter, permet de mesurer la capacité d'un soin solaire à bloquer les rayons UV à la surface de l'épiderme.

Néanmoins, les indices de protection s'imposent difficilement. En parallèle, la société de l'époque prône le bronzage accéléré. D'ailleurs, la graisse à traire rencontre un vif succès dans les années 70. Elle ne contient aucun filtre, mais son usage se répand, afin d'assouvir le désir des femmes : ressembler aux mannequins hâlés des magazines.

Dès 1980, l'ère du bronzage intelligent

À partir des années 80, des études médicales sont faites. Elles établissent un lien entre l'exposition au soleil et le cancer de la peau, puis dans un deuxième temps, le vieillissement prématuré de l'épiderme. Dans ce contexte, l'Organisation Mondiale de la Santé invite à bronzer intelligemment et donne des consignes précises quant au comportement à adopter.

Aujourd'hui, les laboratoires rivalisent d'ingéniosité avec des formules innovantes et toujours plus agréables à utiliser. Les laits solaires deviennent " aqua friendly " et gardent un indice de protection intact au contact de l'eau. Certains sont même connectés et envoient des signaux d'alarme quand la peau est en danger.

Depuis peu, des chercheurs britanniques travaillent sur la conception de pilules, capables de protéger la peau pendant plusieurs semaines. La fin de la crème solaire est-elle proche ?

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