Malibu Beach
Malibu Beach Getty Images - Richard Price

Histoire d'une plage iconique : Malibu


Capitale du surf aux Etats-Unis, Malibu fait figure d'incontournable en Californie. La cité balnéaire est convoitée pour ses étendues de sable blanc, ses vagues et son soleil, omniprésent toute l'année. Comment cette baie face au Pacifique est-elle devenue culte ? Retour sur les moments clés de sa légende.

Terres indiennes

Originellement baptisée Humaliwo ("Là où les vagues font du bruit") et habitée par une tribu indienne, la plage de Malibu est découverte par João Rodrigues Cabrilho, un explorateur espagnol, en 1542. Impressionné par la sophistication des villas construites, il décide d'y lancer une mission de colonisation. Pourtant, il faudra attendre 1802 pour qu'un autre explorateur espagnol, Jose Bartolome Tapia s'y installe, avec l'accord du roi d'Espagne. Il y construit un ranch qui s'héritera de génération en génération.

Autour de 1930, les lots alentours sont vendus à petit prix à des acteurs connus pour attirer ces derniers. L'endroit est rapidement baptisé "Malibu Movie Colony" et va devenir un des fronts de mer les plus mythiques au monde. De sublimes villas sont alors construites et l'acteur Ronald Coleman, oscarisé pour son rôle dans "Othello" en 1947 ou Barbara Stanwyck, Oscar d'honneur en 1982, font partie des premiers à s'y installer pour profiter du calme et de la vue incroyable sur la baie de Malibu, ses étendues de sable blanc, ses falaises rocheuses et ses criques escarpées.

Villas luxueuses

Petit à petit, de nombreuses stars s'installent dans ces maisons en bord de mer. Hollywood est à seulement une heure et les acteurs en vogue choisissent de vivre dans ce havre de paix au bord de l'eau, au moins le week-end. Les producteurs s'emparent d'ailleurs du phénomène pour lancer la mode du "Beach movie" : longs-métrages légers avec l'océan pour décor. Le lieu devient convoité et il n'est pas rare qu'une demeure ait accueilli successivement d'illustres habitants. Pendant les années 50, Frank Capra habitait par exemple l'actuelle maison de Tom Hanks.

Bing Crosby, Gary Cooper mais également Neil Diamond et Ronnie Wood des Rolling Stones, emménagent à "Movie Colony", les deux derniers apportent d'ailleurs l'aspect rock'n'roll à cette retraite paisible ! Même Tupac Shakur et Shug Knight, alors rappeurs rivaux s'installent à quelques mètres l'un de l'autre. Aujourd'hui, il est possible de croiser Halle Berry, Leonardo Di Caprio ou même Julia Roberts sur Broadbeach Road, au coeur des 80 propriétés exclusives du quartier. Désormais, la plupart des stars du cinéma possèdent leur maison secondaire à Malibu.

Actuellement, la "colonie" est toujours aussi exclusive et le quartier empreint de charme, même si certains affirment qu'il ressemble à une "ville fantôme". Tim Barry, ancien tennisman professionnel aujourd'hui professeur à Malibu depuis 30 ans déclare : "de plus en plus de personnes achètent trois ou quatre maisons ici", bon nombre d'entre elles restent donc fermées une bonne partie de l'année.

Temple du surf

En pleine révolution sociétale, l'Amérique voit le surf se développer dans les années 1970. A tel point que les voitures et camping-cars sont rangés en file indienne le long du Pacifique, presque jusqu'à Los Angeles. Les Beach Boys en ont chanté l'euphorie et apprécié les plages de rêve : la photo de couverture de l'album "Surfin' Safari" a été prise sur le sable de Malibu et la chanson éponyme vante les mérites d'après-midis à apprécier les vagues. Cette plage de Californie devient un rêve qui attire à travers le monde. De cette idée se construit le concept de "mythe californien" où la jeunesse hédoniste et insouciante organise sa vie à la plage. Sessions de surf, bikinis échancrés et beach parties, tout est fait de sorte à ne jamais quitter le sable de Malibu, encore aujourd'hui !

  • À découvrir:
  • culte

LES PLUS LUS