Bronzage dans les années 80 : le teint hâlé à l'honneur

Bronzage dans les années 80 : le teint hâlé à l'honneur


"Sea, sex and sun, le soleil au zénith" chantait Serge Gainsbourg en 1977. Des paroles qui reflètent l'état d'esprit insouciant de l'époque, à l'orée des années 80. Cette humeur légère transparait dans le rapport qu'entretiennent les individus au soleil : le teint hâlé est à l'honneur, après des années où il fut proscrit.

Le culte du corps bronzé apparait en 1936. Cette année-là, les salariés bénéficient de congés payés, entraînant des départs massifs vers les stations balnéaires. Le bronzage devient ainsi synonyme de vacances et par conséquent, de luxe. Une fois l'effusion des premiers temps passée, le rapport au corps change et des soins solaires apparaissent. Jusqu'aux années 70.

Dès 1975, l'astre de lumière revient au centre des préoccupations et les indices solaires dépassent rarement les 10. Le film "Les dents de la mer" sort en salles et refroidit les vacanciers qui préfèrent se prélasser sur le sable plutôt que de profiter de la découverte des fonds marins. Le monoï accapare les plages de la Côte d'Azur et les marques de bronzage sont signe de santé. Jean-Daniel Lorieux, photographe star du magazine Vogue pendant les années 80, retranscrit parfaitement l'état d'esprit de l'époque : il voyage à travers le monde, en quête de soleil et de ciel bleu et privilégie la lumière naturelle à celle des projecteurs. Ses photos, mettant en scène des femmes aux corps bronzés et scintillants, deviennent sa marque de fabrique et la vitrine des années 80.

Seule une personnalité forte pouvait mettre un terme à tant d'années d'adulation du hâle. En 1990, Kate Moss est repérée et pose pour les plus grands magazines. Sa peau diaphane et son corps enfantin vont à l'encontre des tendances des années 80 et marquent la fin de l'âge d'or du bronzage sans protection. Désormais, les années 2000 font rimer glamour et beauté avec une peau protégée et un corps préservé.

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